Le monument GuynemerLe 09 septembre 2017, sur invitation de Jean-Marc PUJOL, maire de Perpignan et du lieutenant-colonel Alain ROMERO, président du secteur des Pyrénées-Orientales de ANORAA (association nationale des officiers de réserve de l’armée de l’Air), un détachement ALAT du groupement Languedoc-Roussillon, bérets bleus vissés sur les têtes, a participé à l’inauguration du monument érigé à la mémoire du capitaine Georges GUYNEMER.

Ont représenté l’ALAT à cette cérémonie : le capitaine MAILLARD (CVM Saillagouse), Jean-Claude LACOUR , Pierre-Emmanuel FERRIER, Georges JEAN-MARIE, Gilles MENGUAL, Bruno COPPOLA, Jean-Pierre BLANC (porte-drapeau), Claude ALINGRIN, Alain ALSINA, André GODON, Philippe JOUANNIN, Pascal HAMES.

 

Capitaine Georges GUYNEMER

Né le 24 décembre 1894 à Paris 16e et mort au combat le 11 septembre 1917 à Poelkapelle (Belgique), il est l’un des pilotes de guerre français les plus célèbres de la première guerre mondiale.

Capitaine dans l’aviation française, il remporta 53 victoires homologuées, plus une trentaine de victoires probables en combat aérien. Il a volé sur différents types de Morane-Saulnier, de Nieuport, de SPAD (VII, SPAD XII canon, SPAD XIII).

Fait notable, il avait survécu 7 fois après avoir été abattu. Il fut affecté durant toute sa carrière à l’escadrille N° 3, dite “escadrille des Cigognes”, l’unité de chasse la plus victorieuse des ailes françaises en 1914-1918.

Sa devise était “faire face” et ses avions étaient habituellement peints en jaune et baptisés “Vieux Charles”. Sa postérité valut à Georges GUYNEMER de devenir le héros emblématique de l’École de l’Air à Salon de Provence.

Le 22 novembre 1914, il est engagé au titre du service auxiliaire comme élève mécanicien à Pau. Le 21 janvier 1915, il devient pilote. Il reçoit son brevet de l’aéroclub le 11 mars et le brevet de pilote militaire (n° 1832) le 26 avril. Le 8 juin suivant, il est affecté à l’escadrille MS3, seule unité dans laquelle il servira jusqu’à sa disparition.

Le 19 juillet, GUYNEMER remporte sa première victoire aérienne à bord de son Morane-Saulnier “parasol”, en abattant un Aviatik C1. Deux jours plus tard, le 21 juillet, il est décoré de la médaille militaire.

GUYNEMER va rapidement s’imposer comme l’un des meilleurs pilotes français. Le président POINCARÉ lui remet la croix de Chevalier de la Légion d’Honneur le 24 décembre, jour de sa majorité. Il devient un “As” en remportant sa cinquième victoire le 3 février 1916 et est promu au grade de sous-lieutenant. Après son engagement dans la bataille de Verdun où il est gravement blessé, il combat sur la Somme. Fin juillet 1917, il prend le commandement de l’escadrille des Cigognes.

Le 11 septembre 1917, GUYNEMER ne rentre pas d’une mission de combat. Ni l’épave de son avion, ni son corps, ni ses effets personnels ne furent retrouvés.

Pascal HAMES

 

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