Photo de groupe devant EUROCOPTER

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Toutes les photos de l''activité

Ce petit compte rendu de notre visite d’EUROCOPTER à Marignane sera avantageusement complété par les deux documents (officiels) suivants :

Présentation d''Eurocopter (PPT)

Présentation du Super Puma (PDF)

 

C’est sous une tempête de ciel bleu (et une température estivale) que seize d’entre nous se retrouvèrent à partir de 11h30 à l’hôtel Kyriad des Pennes Mirabeau, lieu de rendez-vous initial et de déjeuner, lequel fut pris à partir de midi. Nous aurions dû être 17, malheureusement Francis CANALS fut victime d’un AVC quelques jours avant et ne put se joindre au groupe. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et cet article lui est spécialement dédié.

Le bus, prévu pour 14h, arriva peu avant 13h45. Ce petit quart d’heure d’avance fut immédiatement exploité et tout le monde embarqua sans tarder. Quelques minutes plus tard, le groupe était accueilli à l’entrée du site d’EUROCOPTER par Patrice LIARD, l’un des guides de l’entreprise, ancien de la maison qu’il a quittée il y a cinq ans. Autant dire que nous fûmes d’emblée entre de bonnes mains, celles d’un homme qui sut, pendant plus de trois heures, nous faire partager sa passion pour ce fleuron de l’industrie aéronautique française et mondiale.

La visite débuta par les « machines-outils », immense bâtiment abritant la fabrication de toutes les pièces complexes (manchons, carters, engrenages, …) nécessitant des précisions hallucinantes de 3/100e dans l’espace ou de quelques microns à peine, avec des usinages effectués à température et hygrométrie constantes. L’unité de montage des ensembles mécaniques fut la dernière mais non moins intéressante étape de cette première visite et nous permit d’admirer quelques BTP flambant neuves, véritables bijoux de technologie industrielle confinant à l’art.

Notre guide nous emmena ensuite dans l’unité « métallique et composite », subdivisée en cinq unités de production (composite, TIGRE, portes et deux unités métalliques). Cette partie de la visite dura une vingtaine de minutes et nous permit de découvrir comment sont fabriquées certaines parties des hélicoptères, comme les cellules, les poutres de queue, les portes, etc.

Nous vîmes enfin de près les premiers hélicoptères en pénétrant dans le bâtiment abritant la chaîne des SUPER PUMA et autres EC 225/725.
Là, deux douzaines d’hélicoptères étaient en cours de montage par des équipes de trente compagnons (qui ont en charge deux appareils chacune). Il faut compter 9 mois d’assemblage (dont 40 km de câblage sur un SUPER PUMA !) et 3 mois d’essais avant de sortir une machine. Lors de notre visite, il y avait beaucoup d’appareils en configuration off shore et leurs futurs propriétaires étaient d’origines fort diverses (Chine, Japon, Irlande, Grande-Bretagne, Mexique, Angola, …).
Petite anecdote : tout au fond du bâtiment, à l’abri des regards indiscrets, nous devinâmes, plus que nous ne vîmes, la chaîne de montage du TIGRE…

Après avoir passé quelques minutes au bord du tarmac à admirer les quelques machines qui s’y trouvaient et à respirer non sans une pointe de nostalgie les vapeurs de kérosène brûlé, nous poursuivîmes la visite par la chaîne « Écureuil », dont l’organisation, fondamentalement différente de celle des SUPER PUMA et qui a vu la mise en œuvre de processus de fabrication innovants, voire révolutionnaires, se rapproche par bien des aspects d’une chaîne de montage de voitures. Ainsi, l’appareil se déplace d’un poste à un autre, soit 9 étapes d’une semaine chacune. Cette organisation permet de sortir un appareil par jour. C’est ici que sont montés les AS 350 et 355 et les EC 120 et 130 (l’Alouette 3 des temps modernes). Une machine représente entre 1 500 et 2 000 heures de travail, soit dix fois moins que pour un SUPER PUMA !

La visite devait s’arrêter là. Mais devant notre motivation et notre enthousiasme, Patrice LIARD prit l’heureuse initiative de nous emmener voir la chaîne des DAUPHIN (et EC 175), laquelle est organisée de manière classique, à l’image de celle des SUPER PUMA. 20 machines peuvent être assemblées simultanément dans cette unité. Nous y passâmes une bonne vingtaine de minutes, en prenant plein la vue une dernière fois…

La visite touchait déjà à sa fin. Nous n’avions pas vu passer le temps ! Il était 17h15 lorsque nous fîmes la photo de groupe, devant l’entrée de l’entreprise. Nous remerciâmes chaleureusement notre guide, grimpâmes dans le bus et reprîmes le chemin de l’hôtel Kyriad où l’ordre de dispersion fut donné vers 17h45.

Cette sortie fut-elle une réussite ? Oui. Mille fois oui. Coup de chapeau donc à Michel BRU qui s’était chargé du montage de cette activité et qui remplit sa mission avec brio. Des sorties comme celle-ci, on en redemande !